Pourquoi AUX 2 TABLES? parce que l'homme ne vit pas que de pain....

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 Bienvenue sur mon blog "AUX 2 TABLES", où nourritures terrestres et nourritures célestes se côtoient. Sentez-vous libre de grignoter, goûter, déguster l'une ou l'autre selon votre appétit...

mercredi 13 décembre 2017

Oeufs brouillés


Pour un brunch ou un petit repas rapide du soir.

4 gros œufs ou 6 moyens
20 g de beurre
30 g de crème fraîche épaisse 
1 c. à café rase de sel 


Faire fondre le beurre dans le bol 2mn/50°/Vit1
Avec un pinceau étaler le beurre sur la paroi du bol jusqu'à mi-hauteur.
Mettre les œufs, la crème dans le bol et programmer 12mn/100°/Vit2 en ôtant le gobelet doseur.


Vérifier la cuisson des œufs (qui dépend de leur taille et de la température de départ, la cuisson peut aller jusqu'à 18mn), et reprogrammer quelques minutes si nécessaire. Attention de ne pas trop cuire, cela doit rester très moelleux.
Retirer le bol de sa base, bien remuer avec la spatule et verser dans le plat de service.

Sur la photo: présenté avec des croûtons au pesto de basilic.


Variantes à ajouter en fin de cuisson :
A la ciboulette: ajouter 1 c à c de ciboulette ciselée.

Au saumon : 2 tranches de saumon coupées en petits morceaux. Diminuer la quantité de sel.

Aux asperges : une dizaine de têtes d'asperges cuites, coupée en fines rondelles.

Aux tomates : 1 gobelet 1/2 de tomates concassées épépinées et coupées en dés.

Au truffes : le contenu, égoutté et coupé en petits dés, d'une petite boîte de pelure de truffes. Garder le jus pour parfumer une sauce.

Au safran : une petite dose de safran en poudre en début de cuisson et, au bout de 5 min quelques filaments de safran ayant macéré 15 min. dans 1/2 c. à café d'huile d'olive.


Conseil Thermomix : 
Réaliser des aumônières au saumon fumé : déposer au centre d'une tranche de saumon fumé une grosse cuillerée à café d’œufs brouillés et ficeler l’aumônière avec un brin de ciboulette.

Source: "A table avec Thermomix"

dimanche 10 décembre 2017

Préparation et conversion





JEAN EST LE DERNIER GRAND PROPHETE, le dernier personnage de l'Ancien Testament qui ait annoncé le venue du Christ. Il est donc par excellence la figure du temps de l'Avent, la figure de la préparation de la rencontre entre Dieu et les hommes dans la chair.


S. Jean-Baptiste, par J. Leonardo
de Chavacier (1601-1653)
Sa prédication est tout entière orientée en ce sens, et nous pourrions la résumer par cette phrase que nous connaissons bien: Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.

Cette prédication s'accompagne d'un geste caractéristique, au point qu'il devient le second prénom de Jean: le baptême. C'est un baptême de conversion pour le pardon des péchés. 


Nous comprenons que pour Jean Baptiste, la préparation de la venue du seigneur est synonyme de conversion. Le temps de l'Avent est alors un temps privilégié pour notre conversion. C'est d'ailleurs pourquoi la couleur liturgique du temps de l'Avent est le violet.

Profitons de ce temps qui nous est donné pour nous convertir, c'est-à-dire pour emprunter résolument le chemin du Seigneur, en changeant notre vie.
Préparons la venue glorieuse du Seigneur Jésus lors de l'avènement du royaume de Dieu, tant qu'il en est encore temps!


Saint Pierre nous aide à mieux comprendre en soulignant que certains prétendent qu'il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous.
Le temps qui nous sépare de l'avènement du royaume est donc un cadeau de patience de Dieu, pour que tous parviennent à la conversion.
Saisissons donc cette chance qui nous est donné d'une conversion pleine d'espérance, qui nous prépare à la rencontre avec le Sauveur du monde!

Père Sébastien Thomas, Magnificat

samedi 9 décembre 2017

Saint Pierre Fourier

Saint Pierre Fourier (peinture sur cuivre, au Musée lorrain.
Saint Pierre Fourier (1565-1640), je connaissais de nom mais je ne m'étais jamais penchée sur sa vie, son histoire. C'est en allant faire un petit tour sur le site: "Notre histoire avec Marie" que j'ai réellement découvert cet homme exceptionnel de charité, de bonté, d'humilité.
Franc-comtoise depuis 26 ans, je ne savais même pas qu'il avait vécut en exil les dernières années de sa vie à quelques 70 kms de chez moi! 
Je reproduis ici le bel article de l'abbé François-Marie Boucher, recteur de la basilique Saint Pierre Fourier à Mattaincourt dans les Vosges, trouvé sur le site nommé ci-dessus.


Contexte historique. 

La vie de Pierre Fourier s’étale sur deux périodes contrastées : une période bienheureuse lors du règne des ducs de Lorraine dont il était le conseiller (Charles III (de 1545 à 1608) et son fils Henri II (de 1608 à 1624)) ; et une période malheureuse qui le mena à l’exil pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648), avec l'occupation des duchés par la France et ses alliés. 


Une enfance pieuse et studieuse. Pierre Fourier naît à Mirecourt (Vosges) en Lorraine, le jour de la Saint-André (30 novembre) 1565, au début de la neuvaine à l'Immaculée Conception. 
Issu d'une famille de marchands de tissus comme saint François d'Assise, il grandit avec ses frères Jacques et Jean et sa sœur Marie : en donnant de tels prénoms, les parents voulaient qu’ils se souviennent de leur vocation à la sainteté. 



Le contexte du temps est marqué par l'application du Concile de Trente, terminé en 1563, et par la victoire de Lépante contre les Ottomans le 7 octobre 1571. Dés son enfance, il est un élève studieux et priant, à un tel point qu'après de brillantes études chez les Jésuites de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), il est connu par cet adage : « Soit il prie, soit il étudie. » 


Un homme de prière. 

En 1585, Pierre Fourier, âgé de 20 ans, décide de se consacrer entièrement à Dieu chez les Chanoines réguliers de saint Augustin, à Chaumousey près d’Épinal (Vosges). Ordonné diacre en 1588 et prêtre en 1589 à Trèves en Allemagne, il célèbre sa première messe à l'abbaye de Chaumousey le 24 juin. 



Il revient ensuite à l'Université de Pont-à-Mousson, où il suit pendant sept ans des études de théologie et de droit. Il est formé à la théologie de saint Thomas d’Aquin. La Lorraine, partie intégrante du Saint Empire romain germanique, connaît à cette époque une période marquée par le déclin du régime féodal et l'affermissement de l'autorité de l'État. 
Il revient à l'abbaye de Chaumousey en 1595 et administre la paroisse du village qui dépend de l'abbaye jusqu'en 1597. C’est cette même année, le 1er juin, qu’il arrive à Mattaincourt (Vosges) pour y vivre un long ministère de presque 40 ans en appliquant sa devise : « Ne nuire à personne, être utile à tous. » On dit que, quatre décennies plus tard, les paroissiens se souvenaient encore de son premier sermon, marqué par une gravité solennelle. Cette paroisse où résident de nombreux foyers protestants est alors considérée par les autorités catholiques comme un village déchristianisé. 




Le « Bon Père de Mattaincourt ». 

Proche de tous les petits et des humbles, le « Bon Père de Mattaincourt » est l'inventeur du premier « crédit mutuel » en instituant la « Bourse de Saint-Epvre » : une caisse de prévoyance et de secours mutuel pour distribuer des vivres aux miséreux et qui prête sans gage et sans intérêt aux artisans en difficulté. Il organise aussi une soupe populaire et crée un système d'entraide proche de l’actuel Secours Catholique appelée alors « Petite dévotionnette »[1], composé d’une équipe de cinq à six laïques qui collectent des vivres et les distribuent. 

Le Père Fourier promeut par ailleurs des règles d’hygiène simples auprès de la population (nourriture saine, salubrité des locaux, pureté de l'eau) et lutte sans se dérober contre la Grande Peste de 1631-1632 en transmettant notamment à ses paroissiens les pratiques pour limiter la propagation du fléau. 




Lorsque des religieuses lui conseilleront de quitter la paroisse pour échapper à la peste, il leur répondra : « Mes bonnes sœurs, si vous saviez ce que c'est d'être curé, c'est-à-dire pasteur des peuples, père, mère, capitaine, garde, guide, sentinelle, médecin, avocat, procureur, intermédiaire, nourricier, exemple, miroir, tout à tous, vous vous garderiez bien de désirer que je m'absente de ma paroisse durant cette saison » (Lettre du 23 Mai 1631 aux Sœurs de Bar-le-Duc). 

Sa générosité est sans pareille : un soldat de passage, à qui le Père offrit un bon repas le jour de Pâques, lui lance : « Je suis content. Je prie Dieu de bon cœur, pour l’honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent ! » 


Un enseignant dans l’âme. 


Attentif à la nécessité d’instruire les petites filles de Lorraine, le Père Fourier fonde avec la future
bienheureuse Alix Le Clerc (1576-1622), native de Remiremont (Vosges), dont il est le directeur spirituel, la Congrégation enseignante des Sœurs de Notre-Dame (appelée également la congrégation des Chanoinesses de Saint-Augustin). La première de ces écoles gratuites ouvre en 1598 à Poussay à moins de 10 km au nord de Mattaincourt. Grâce à l’ouverture d’esprit du Père, les religieuses enseignantes feront aussi la classe aux petites protestantes dont on respecte les croyances. 



Au cours de cette expérience, le Père Fourier invente le désormais célèbre « tableau noir » pour l'apprentissage de la lecture en commun. Le cardinal Charles de Lorraine approuve les statuts de la congrégation le 8 décembre 1603, tandis que le pape Urbain VIII donnera son accord en 1628. De nombreuses écoles s’ouvrent dans tout l’Est de la France actuelle (Nancy, Verdun, Bar-le-Duc, Mirecourt…), et jusqu’à Luxembourg en 1627. À la Révolution, la congrégation comptait 84 monastères et 4 000 religieuses. 

En exil. 


« Nous avons un bon Souverain : Notre Seigneur, et une bonne Souveraine : Notre-Dame »
Jacapo Torriti
Choeur de la Basilique Sainte Marie Majeure à Rome (1291-1295)
Vivant la charité et la miséricorde dans sa paroisse, située entre Mirecourt et Vittel, il devient également le conseiller des ducs de Lorraine à un tel point qu'en 1636, il doit fuir en exil en Franche-Comté, poursuivi par le cardinal Richelieu qui veut rattacher la Lorraine à la France. Après quatre années finales de prières ferventes dans la ville de Gray (Haute-Saône) au diocèse de Besançon, il s'endort dans la Paix du Seigneur au lendemain de la fête de l'Immaculée Conception, le 9 décembre 1640, après ces paroles : « Nous avons un bon Souverain : Notre Seigneur, et une bonne Souveraine : Notre-Dame », si bien que son cœur est gardé dans un reliquaire en la basilique Notre-Dame de Gray. Saint Pierre Fourier écrivait : « Je veux mettre ma plume entre les mains de Notre-Dame et ne plus rien écrire qu’en sa présence. »   

Un précurseur devenu saint. 

Basilique Saint-Pierre-Fourier.
Prêtre marial aux orientations sociales, Pierre Fourier est béatifié par le pape Benoît XIII le 29 janvier 1730 et canonisé le 27 mai 1897, voici 120 ans, par Léon XIII. Il repose maintenant dans la basilique qui porte son nom, à Mattaincourt dans le diocèse de Saint-Dié, où il est vénéré comme saint patron des éducateurs et des prêtres de Lorraine. Liturgiquement, il est commémoré le 9 décembre. 

Ses biographes l’ont décrit comme un pionnier de la Réforme catholique (dans le sillage du Concile de Trente) et en matière d'éducation (enseignement des filles et développement de la méthode pédagogique dite « simultanée » où tous les élèves travaillent la même chose en même temps).


[1] Pierre Fourier, Sa Correspondance 1598-1640 recueillie par Sœur Hélène Derréal. Presses Universitaires de Nancy 1989, tome 3, page 391.

Abbé François-Marie Boucher.

Pour clore cet article prenons un instant pour prier avec les mots de Saint Pierre Fourier:

Mon doux Jésus, emprisonnez mon cœur dans l'amoureuse Plaie de Votre côté.

Mon doux Jésus, acceptez, s’il vous plaît,
l’offrande très humble que je vous fais de mon cœur,
afin que vous l’emprisonniez dans l’amoureuse plaie de votre côté.
Ô la belle prison !
Ô l’aimable cachot !
Que David demande des ailes pour s’envoler vers le trône de gloire ;
pour moi, tout le temps que je serai dans cette vallée de larmes,
je ne désire point sortir du Cœur de mon Jésus.
Ô Cœur adorable, que je fonde en vous
et ne sois plus qu’une même chose avec vous !

Ainsi soit-il.

vendredi 8 décembre 2017

Prière pour la fête de l'Immaculée conception.



Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des saints, Médiatrice de toutes grâces, nous trouvons refuge et protection auprès de votre Cœur Immaculé, car vous êtes notre Mère.

Accordez-nous, comme vous l’avez promis aux trois pastoureaux de Fatima, de savoir offrir chaque jour notre vie pour le salut des pécheurs.

Que votre amour maternel touche les cœurs endurcis par le péché pour que tous les hommes, sauvés par le sang de votre Fils versé sur la croix, trouvent le chemin de l’amour, de la pénitence et de la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères.

 Alors, nous pourrons chanter tous ensemble et d’un seul cœur le triomphe de votre maternelle Miséricorde. Amen

 Robert, cardinal SARAH
Le Vatican, le 25 mars 2017


Relire ICI l'article sur l'origine de cette fête.

mardi 5 décembre 2017

Tarte d'Automne


Quel parfum délicieux s'échappait du four! 
Et quel plaisir de retrouver en bouche les goûts si bien assortis des produits de la forêt et du jardin!

Ingrédients pour 4 personnes 

1 pâte brisée ICI ou du commerce
100 g de châtaignes cuites, brisées
200 g de potiron ou potimarron  
1 00 g de chanterelles ou girolles ou autres champignons des bois
1 cuillère à soupe de noisettes mondées
1 cuillère à soupe de pignons de pin
1 échalote grise
250 g de crème liquide
3 oeufs
40 g de beurre demi-sel
50 g de lait demi-écrémé
50 g de fromage râpé
Sel
Poivre


Préparation 

Faire la pâte brisée recette ICI, la mettre au frais pendant la préparation des "fruits" d'automne
Préchauffer le four à 180°C (th.6).


Faire griller à sec dans une petite poêle les noisettes concassées et les pignons. Réserver.



Éplucher l'échalote, l'émincer.
Nettoyer les girolles.
Dans une poêle, faire revenir les échalotes dans 20 g de beurre puis y mettre les champignons. Faire légèrement suer. Réserver.



Laver, peler et râper le potiron. 
(Au TM: Mixer 5s/Vit5)
Dans la même poêle, remettre 20 g de beurre et faire revenir 2 minutes les châtaignes en brisures et le potiron râpé.  Réserver.

Dans un ramequin, délayer la maïzena dans le lait.

Dans un saladier, battre les œufs avec une pincée de sel. Ajouter la crème, le mélange lait-maïzena. Vérifier l'assaisonnement.
(Au Thermomix, mettre la maïzena, le lait , les œufs, le sel, la crème, mixer 20s/Vit4 )

Sur votre plan de travail, étaler la pâte brisée. La disposer dans un plat à tarte. À l'aide d'une fourchette, piquer le fond de la tarte. Disposer les girolles et le mélange châtaignes/potiron, puis les noisettes/pignons. 
Verser la préparation liquide dessus. Recouvrir de fromage râpé.

Enfourner à 180° et cuire pendant 40 minutes.

Servir avec une salade verte agrémentée de vinaigre balsamique et de noisettes concassées.




Remarques: 
- J'ai utilisé des châtaignes fraîches. Pour enlever facilement les 2 peaux des châtaignes procéder ainsi:
- Faire une incision sur la première peau avec un couteau à légumes. Placer les châtaignes le plus à plat possible entre 1/4 d'h et 30 mn au congélateur, puis les plonger 5 bonnes minutes mn dans l'eau bouillante. Les égoutter et les éplucher. Le choc thermique va décoller la 2 ème peau qui partira ainsi très facilement avec la première. Pour cette recette elles finiront de cuire au four. Sinon les cuire à l'eau ou à la vapeur en fonction de vos besoins.

- Pour gagner du temps vous pouvez prendre des châtaignes surgelées et cuire comme indiqué sur le paquet.

- Pour les champignons si vous n'en n'avez pas des frais prendre des champignons en mélange forestier en boite ou surgelé.

- Si vous n'avez pas beaucoup de temps devant vous, vous pouvez faire cette tarte en 2 temps: la veille préparer tous les légumes, mettre dans une boite hermétique au frais. Le jour J: la pâte, le flan aux œufs. Assembler le tout et... au four!


Sur le marché....



dimanche 3 décembre 2017

Présent à l'improviste


Bonne et Heureuse nouvelle année liturgique!
Avec ce premier dimanche de l'Avent, nous entrons dans cette période de quatre semaines par laquelle commence une nouvelle année liturgique et qui nous prépare immédiatement à la fête de Noël, mémoire de l'Incarnation du Christ dans l'histoire.





ÉVANGILE - selon saint Marc 13, 33 - 37

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
33 « Prenez garde, restez éveillés :
car vous ne savez pas
quand ce sera le moment.
34 C’est comme un homme parti en voyage :
en quittant sa maison,
il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,
fixé à chacun son travail,
et demandé au portier de veiller.
35 Veillez donc,
car vous ne savez pas
quand vient le maître de la maison,
le soir ou à minuit,
au chant du coq ou le matin.
36 S’il arrive à l'improviste,
il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
37 Ce que je vous dis là,
je le dis à tous :
Veillez ! »

"... Veiller signifie suivre le Seigneur, choisir ce qu'il a choisi, aimer ce qu'il a aimé, conformer sa vie à la sienne; veiller comporte passer chaque instant de notre temps dans l'horizon de son amour sans se laisser abattre par les inévitables difficultés et problèmes quotidiens. 
C'est ce que nous devons faire, et nous demandons au Seigneur de nous donner sa grâce afin que l'Avent soit un encouragement pour tous à marcher dans cette direction. 
Que nous guident et nous accompagnent de son intercession l'humble Vierge de Nazareth, Marie, élue par Dieu pour devenir la Mère du Rédempteur...."

Extrait de l'homélie de Benoit XVI du 30/11/2008, (Premier dimanche de l'Avent Année B)

lundi 27 novembre 2017

Purée de céleri rave


Voila qui change de la purée de pomme de terre nature.


1 beau céleri rave (700 g épluché)
100 g de pommes de terre à purée
250 à 300 gr de lait
40 g de beurre 1/2 sel
Sel (selon goût)
Ciboulette (facultatif)


Préparation:
Éplucher le céleri et le couper en morceaux. Les passer sous l'eau.

Placer le fouet dans le bol du TM
Peser les morceaux de céleri dans le bol.

Éplucher, laver et morceler les pommes de terre. Les ajouter au céleri. On doit obtenir au total 800 g de légumes.

Verser le lait: 250 g pour une purée assez épaisse, comme sur la photo, ou 300 g si on la préfère plus fluide. Ajouter le sel.
Programmer 24mn/100°/Vit2/Sens Inverse.
Si le lait a tendance à déborder, baisser la température à 90°


A la fin de la cuisson, retirer le fouet.

Ajouter le beurre et mixer 10s/Vit9. (+ ou- selon que vous voulez trouver des morceaux.)

Servir nature ou avec un peu de ciboulette ciselée.

Cette purée accompagne parfaitement bien toutes les viandes blanches: volaille, lapin, veau, porc.



Le saviez-vous?



Le céleri-rave fait partie de la famille des apiacées (anciennement ombellifères), qui comprend environ 400 genres, dont la carotte, le persil, l’aneth, la coriandre, le carvi et la livèche. Il appartient au même genre et à la même espèce botaniques que le céleri commun ou céleri-branches : Apium graveolens.

dimanche 26 novembre 2017

Christ Roi

Christ en gloire lors du jugement dernier
Maitres  florentins autour de 1300. Baptistère Saint Jean. Florence

ÉVANGILE - selon saint Matthieu 25, 31-46

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
31 « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
33 il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
35 Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
36 j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
37 Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
38 tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
39 tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
40 Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.’
41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
42 Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
43 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
44 Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?’
45 Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’
46 Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »


En cette fête du Christ Roi, nous célébrons le 
Christ Roi de l'univers 
Il est vraiment roi, mais pas à la manière de nos anciens rois de France ou des  responsables gouvernementaux d'aujourd'hui qui bien souvent cherche à imposer leur pouvoir et leur autorité au détriment du respect et de la dignité et des droit  de ceux dont ils ont la charge.

Pour le Christ, c'est totalement différent; les mages cherchaient "le roi des Juifs qui vient de naître" et ils n'ont trouvé qu'un petit enfant né dans des conditions misérable dans un abris pour animaux, dans un squat, dirions-nous aujourd'hui.

L’Évangile nous présente ce roi qui s'identifie à ceux qui sont les plus humiliés, les plus fragiles, à ceux qui sont le plus dans le besoin.
Aujourd'hui à travers celui qui est malade, celui qui est en prison, celui qui est exclu ou laissé pour compte c'est le Seigneur que nous accueillons ou que nous rejetons car il est présent dans toutes nos rencontres même celles qui nous paraissent le plus insignifiantes.
Pour le Seigneur, il n'y a pas de petits ou de grands gestes d'amour, il n'y a que l'Amour!!.............



.................Dans ce récit du jugement, c'est une nouvelle création, celle d'un monde nouveau bâti sur l'amour et la fraternité. Le seul critère de séparation qui subsiste c'est l'amour des petits: d'un côté ceux qui auront aimé leurs frères et de l'autre ceux qui ne l'auront pas fait! c'est exclusivement sur l'Amour que nous seront jugés....................

Extrait de l'homélie de ce dimanche 26 novembre par le Diacre André. (Aix en Provence.)


mercredi 22 novembre 2017

Crumble salé aux courgettes et merlan


Voici une recette de courgettes et poisson bien croustillante! Le crumble salé c'est aussi bon que le sucré. A faire sans hésiter....

Ingrédients pour 2 personnes :

250 g de filet de colin
2 courgettes moyennes (env. 400 g)
1 belle gousse d'ail
2 belles échalotes
50 g de vin blanc cuisine ou à défaut d'eau
1  cuil. à soupe d'huile d'olive
sel et poivre

Pour le crumble :
70 g de farine
70 g de beurre froid
40 g de parmesan
30 g de noisettes torréfiées


Éplucher et émincer les échalotes puis les faire revenir 3 minutes à feu vif dans une sauteuse avec l'huile d'olive.

Éplucher les courgettes puis les couper en petits dés.
Éplucher et écraser l'ail au presse-ail.

Ajouter l'ail et les courgettes dans la sauteuse, mélanger. Mouiller avec le fond de vin blanc et laisser cuire environ 10  minutes à couvert en mélangeant de temps en temps.

Couper le poisson en morceaux de la taille d'une bouchée puis, hors du feu, l'ajouter dans la sauteuse. Mélanger et répartir la préparation dans des petites cocottes ou dans un grand plat.


Pour le crumble :

Torréfier les noisettes à feu vif dans une poêle.
Laisser refroidir les noisettes puis les mixer.(20s/Vit9)

Préchauffer le four à 180°C (th. 6).

Dans un saladier ou le bol du TM, mélanger la farine, les noisettes et le parmesan. (Avec le beurre, si TM 20s/Vit5)
Ajouter le beurre froid coupé en dés et bien mélanger jusqu'à l'obtention d'une texture sableuse.

Répartir le mélange sur les courgettes et le poisson et mettre le tout au four pendant 10 à 15 minutes puis terminer la cuisson pendant 5 minutes à 200°C (th. 7) pour que le crumble soit bien doré.

mardi 21 novembre 2017

Présentation de la Vierge Marie au temple.

Présentation de la Vierge Marie au temple d'après Le Titien (1534-38)


Si les quatre Évangiles ne nous disent rien de l’enfance de Marie, certaines fêtes, comme celle de sa Présentation au Temple, reposent sur d’anciennes traditions, des évangiles apocryphes comme le Protévangile de Jacques, rassemblés au XIIIe siècle par la Légende dorée. 


Ils racontent que la petite Marie fut présentée au Temple à 3 ans par ses parents, qu’elle gravit seule et sans se retourner à la rencontre du grand prêtre, les quinze marches du Temple qui symbolisent les quinze psaumes graduels (repris dans une prière de la messe). C’est pourquoi les artistes la représentaient toujours en train de gravir cet escalier, sans se retourner vers ses parents Anne et Joachim.
La présentation de la Vierge au temple Pierre Mignard vers 1635

Le Protévangile dit que le grand prêtre la bénit en prophétisant : «C’est en toi qu’aux derniers jours le Seigneur révélera la Rédemption accordée aux fils d’Israël». «Marie demeura dans le Temple du Seigneur.»

Elle resta dans le Temple jusqu’à 12 ans avec d’autres vierges, priant, tissant le voile du Temple et recevant la visite des anges.


Voici, d'après saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au Temple: 


Peinture de Florence Kroger

"- Depuis l'aurore jusqu'à 9 heures du matin, Elle priait. De 9 heures à 3 heures Elle s'appliquait au travail des mains; ensuite Elle se remettait à la prière, jusqu'au moment où arrivait l'ange qui Lui apportait Sa nourriture. 
Elle était toujours la première aux veilles, la plus appliquée à l'étude, la plus fervente dans le chant des psaumes, la plus zélée dans les œuvres de charité, la plus pure parmi les vierges ses compagnes, la plus parfaite dans la pratique de toutes les vertus. 
Marie, au jour de Sa Présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après Elle, viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l'ombre des autels; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection."


En célébrant cette fête du 21 novembre, l’Église veut faire comprendre que, quelle que soit la vérité ou non de ces textes dans le détail, la Mère du Christ et Mère de Dieu s’est consacrée au Seigneur corps et âme dès sa prime jeunesse.


Dans le Psaume 45(44), on peut entendre des échos de cette entrée de la jeune Marie au Temple :
           
"Écoute, ma fille, regarde et sois bien attentive. Ne pense plus à ton peuple ni à la famille de ton père. Que le roi soit amoureux de ta beauté ! C’est lui qui est désormais ton seigneur. Incline-toi devant lui. Les gens de Tyr, les peuples les plus riches chercheront ta faveur en t’offrant des cadeaux.             


La princesse, resplendissante, fait son entrée dans sa robe brodée d’or. Vêtue de broderies aux mille couleurs, elle est conduite auprès du roi. À sa suite, des jeunes filles, ses compagnes, sont introduites pour toi. On les conduit parmi les cris de joie, elles entrent au palais du roi". (Psaume 45 (44) 10-16)

jeudi 16 novembre 2017

Cuisson des œufs au Thermomix.


Recette pense-bête pour le Thermomix.
Pour 6 œufs. (Avec 4, ça marche aussi)

Recette tirée du livre: "Ma cuisine 100 façons"  de chez Vorwerk

Mettre les œufs dans le panier de cuisson

Verser 1/2 litre eau dans le bol et insérer le panier

Fermer et déposer le gobelet

Régler Varoma/Vit 1/ + Temps de cuisson désiré.




Les temps de cuisson :

11 minutes : œufs coque (jaune liquide, le blanc un peu ferme)
12 minutes : œufs très mollets (jaune liquide, le blanc ferme)
13 minutes : mollet (jaune commençant à se raffermir)
14 minutes : œufs dur
15 minutes : œufs très cuit, le jaune s'assèche.

Important:Retirer aussitôt le panier de cuisson avec les œufs et les plonger dans un bain d'eau froide.

Remarque: 
En cuisine les échecs se nichent souvent dans les détails.
Si par exemple vos œufs sortent du réfrigérateur, ou si vous avez l'habitude de les laisser à T° ambiante, le résultat serra légèrement différent. La taille des œufs   jouera aussi sur le résultat.
Faire un essais ou deux et adapter le temps en fonction de vos propres habitudes.

mercredi 15 novembre 2017

Novembre: mois du purgatoire 4

Après la mort du patriarche Jacob, ses fils pleurèrent et firent des prières durant 30 jours.
Suite... 
Mais il est un autre élément de preuve encore plus décisif : c’est le témoignage même de l’Ecriture qui atteste de l’existence, dans le judaïsme des derniers siècles avant Jésus-Christ, de cette antique pratique de la prière pour les défunts. Ainsi, pouvons-nous lire, dans le deuxième livre des Maccabée : « Le jour suivant, on vint trouver Judas Macchabée pour relever les corps de ceux qui avaient succombé [au combat] et les inhumer avec leurs proches dans le tombeau de leurs pères. Or, ils trouvèrent sous les tuniques de chacun des morts des objets consacrés aux Idoles, que la Loi interdit aux Juifs (…). Tous donc (…) se mirent en prière pour demander que le péché commis fût entièrement effacé (…).
» 


Judas priant pour les âmes des pécheurs
tués - Peter Paul Rubens (1577-1640) -
Musée des beaux-arts de Nantes
Si Judas n’avait pas espéré que les soldats tombés dussent ressusciter, il était superflu et sot de prier pour les morts, et s’il envisageait qu’une très belle récompense est réservée à ceux qui s’endorment dans la piété, c’était là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché.


Ce texte est essentiel pour notre propos, car il est évident que ce n’est ni au Paradis, ni en enfer que quiconque peut être délivré de ses péchés ! Même si de nombreux chrétiens ne reconnaissent pas la valeur canonique de ce texte, il reste que sa valeur historique, elle, est incontestable. Il constitue donc un précieux témoignage de ce qu’était la croyance d’une partie du judaïsme peu avant l’arrivée de Jésus. Et là encore, nous voyons bien que l’Eglise catholique n’a rien « inventé » ; que la croyance dans le Purgatoire remonte au judaïsme, même si elle n’a été définie dogmatiquement par l’Eglise qu’en 1439, au Concile de Florence, à l'occasion des controverses avec les Grecs.


« Mais le Purgatoire ne figure pas dans la Bible » ! répliquent alors ceux qui ne reconnaissent pas le livre des Maccabées.

Il est vrai que le mot « Purgatoire » ne se trouve pas dans l’Ecriture. Mais les mots « Trinité » et « Incarnation » non plus ! Et pourtant, la Bible nous parle bien de l’une et de l’autre ! Eh bien ainsi en est-il du Purgatoire. 

Passons sur 2 Maccabée déjà cité, et non reconnu par tous. 

Plusieurs paroles de Jésus pourraient être comprises comme renvoyant à la réalité du Purgatoire. Songeons à Mt. 12. 32 (cité plus haut par Saint Grégoire le Grand) : « Si quelqu’un parle contre l’Esprit Saint, dit Jésus, cela ne lui sera pardonné ni en ce monde-ci, ni dans le monde à venir ». Dans ce passage, le Seigneur évoque des péchés qui pourraient être pardonnés non « en ce monde-ci », mais « dans le monde à venir ». Comme il ne peut s’agir du Paradis (où tout est déjà pardonné), ni de l’enfer (où il n’y a plus de possibilité de pardon), il ne peut être question ici que du Purgatoire. Il est intéressant de noter que Jésus « canonise » dans ce passage l’attitude de Judas Macchabée, qui croyait en la possibilité d’intercéder pour les défunts, et de leur obtenir « dans le monde à venir » la délivrance de leur péché.

Mais il existe d’autres références évangéliques. Ainsi en Mt. 5. 25-26 : « Hâte-toi, dit Jésus, de t’accorder avec ton adversaire tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis, tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou »

Dans cette péricope, Jésus évoque clairement la nécessité d’une réparation « jusqu'au dernier sou ». Il nous parle d’une prison – qui est un lieu de privation de liberté où nous satisfaisons à la pure justice –, et d’une peine temporaire puisque Jésus évoque la perspective d’une sortie de prison (inconcevable en enfer), ainsi que sa condition : que nous ayons « payé jusqu’au dernier sou ». Jésus nous donne aussi un moyen très simple pour éviter d’aller dans cette prison subir cette peine temporaire : c’est de s’accorder bien vite avec notre adversaire, tant que nous sommes en chemin avec lui…

Autre parole de Jésus : « Tout homme sera salé au feu » (Mc 9. 49)… Rappelons que le sel est ce qui donne goût à ce qui est fade (« c’est une bonne chose que le sel » dit Jésus au verset suivant). Or, Jésus nous parle d’un feu qui transformera l’homme fade en un homme « bon », ayant retrouvé toute sa saveur évangélique…

Saint Paul, dans son enseignement, est plus explicite encore : « Cette révélation [de l’œuvre de chacun au jour du jugement] se fera par le feu, et c’est le feu qui permettra d’apprécier la qualité de l’ouvrage de chacun. Si l’ouvrage construit par quelqu’un résiste, celui-ci recevra un salaire ; s’il est détruit par le feu, il perdra son salaire. Et lui-même sera sauvé, mais comme s’il était passé à travers un feu » (1 Co 3. 13-15).

Ce passage à travers le feu ne peut faire référence ici à l’enfer qui ne conduit pas au Salut, ni au Paradis où il n’y n’a plus de destruction. Ce passage en vérité ne peut avoir de sens qu’en référence au Purgatoire, qui se présente comme ce feu « salant » l’homme sauvé, et détruisant ce qui est mauvais dans son ouvrage pour ne conserver que ce qui résiste.


La conception du Purgatoire comme lieu de purification et d’expiation des péchés commis par les hommes pardonnés et sauvés par Dieu n’est donc pas une pure invention de l’Eglise. 

Même si le mot est apparu tardivement au Concile de Florence, l’Ecriture Sainte, ainsi que l’Histoire du judaïsme et du christianisme, témoignent de l’existence dans le Peuple de Dieu d’une croyance séculaire en cette réalité mystérieuse du Purgatoire comme un feu temporaire, consumant toutes souillures et redonnant à l’âme – satisfaisant à la justice divine – toute sa saveur, la disposant à vivre pour l’éternité avec Dieu dans la compagnie des Saints et des bienheureux.

Cette croyance séculaire s’accompagne de la conviction qu’ici-bas, nous pouvons être utiles à nos défunts et leur obtenir des faveurs et des grâces ; que les liens de la charité par conséquent ne sont pas rompus avec la mort biologique, mais perdurent au contraire par delà la mort, en raison de la survivance de l’âme – qui est immortelle – et de la communion des saints (ou des « sauvés ») en Jésus-Christ ressuscité.

N’oublions donc pas nos chers défunts. Car s’ils ne peuvent plus rien pour eux-mêmes, nous pouvons ici-bas les soulager, les consoler, et même les délivrer des flammes purificatrices en leur obtenant ce que l’Eglise appelle des « suffrages ». 
Les sept œuvres de miséricorde, Le Maître d’Alkmaar (1510) – détail
Rappelons-nous en ce mois de novembre les différentes pratiques que l’Eglise recommande en faveur des défunts : la prière, le jeûne et l’aumône ; les indulgences gagnées à leur intention ; la sainte communion et surtout le Saint Sacrifice de la Messe offert à leur intention.

Et croyons que Dieu, dans sa Miséricorde, nous rendra au centuple le bien que nous aurons fait à toutes ces âmes qui lui sont si chères, et que celles-ci, une fois délivrées, dans leur reconnaissance éternelle, prieront Dieu pour nous, et nous deviendront des alliées précieuses et sûres tout au long de notre route vers le Ciel.

Extrait de Totus Tuus