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lundi 19 septembre 2016

170 ème anniversaire de l'apparition de Notre Dame à la Salette.



Il y a 170 ans jour pour jour la Vierge Marie est apparue à Maximin Giraud et à Mélanie Calvat, (Mélanie Mathieu à l'état civil et au registre de baptême) sur les alpages de La Salette...

-"Avancez mes enfants, n'ayez pas peur ! Je suis ici pour vous compter une grande nouvelle... ".

Connaissons-nous son message ?

C'est sans doute le moment de le (re-)découvrir et le rendre actuel dans nos vies !





Le samedi 19 septembre 1846 en fin d’après midi, alors que sonnaient les premières vêpres de la fête de Notre-Dame des Douleurs (qui était alors célébrée le 3ème dimanche de septembre), la Très Sainte Vierge Marie, tout en pleurs, se montra à deux enfants sur la sainte montagne de La Salette, dans le diocèse de Grenoble.

Peu avant, les enfants avaient construit un petit édifice recouvert d'une large pierre en guise de toit. Ils l'avaient décoré et recouvert de fleurs. Après une sieste, Mélanie aperçoit autour de cet édifice une lumière plus forte que le soleil, et à l'intérieur une très belle Dame encore plus brillante, assise sur la pierre, la tête entre les mains. Cette belle Dame s'est levée, sans faire écrouler la construction, a croisé ses bras en regardant les enfants et leur a dit :



« Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.

Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! 
Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. 
Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.

Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils.

Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres. Je vous l’avais fait voir l’an dernier par les pommes de terre, vous n’en avez pas fait cas. C’est au contraire : quand vous en trouviez des pommes de terre gâtées, vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils au milieu. Elles vont continuer, et cette année, pour la Noël, il n’y en aura plus. »

Jusqu’ici la Belle Dame a parlé en français.
Elle prévient une question de Mélanie et termine son discours en patois :


« Vous ne comprenez pas, mes enfants ! Je vais vous le dire autrement. Si la recolta se gasta… Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront et ce qui viendra tombera tout en poussière quand on le battra. Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les petits enfants au-dessous de 7 ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront vides, les raisins pourriront. »

A ce moment de l’apparition Mélanie voit que la Belle Dame dit quelques mots à Maximin, mais elle n’entend pas. Puis c’est au tour de Maximin de voir qu’elle dit quelque chose à Mélanie mais qu’il ne peut pas entendre non plus.
Ce sont les fameux « secrets » que la Vierge confie aux enfants : ils les mettront ensuite par écrit à l’intention du Souverain Pontife Pie IX, et on trouvera les textes ci-dessous.
Après les secrets, la Très Sainte Vierge poursuit le « message public » que les enfants entendent tous deux:

« S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?

- Pas guère, Madame.

- Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous qu’un Pater et un Ave Maria quand vous ne pourrez pas mieux faire. Et quand vous pourrez mieux faire, il faut en dire davantage. L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion.
Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens.
- N’avez-vous jamais vu du blé gâté, mes enfants ?

- Non Madame !

- Mais vous, Maximin, mon enfant, vous devez bien en avoir vu une fois, au Coin, avec votre père. Le maître du champ dit à votre père de venir voir son blé gâté. Vous y êtes allés. Votre père prit deux ou trois épis dans sa main, les froissa et ils tombèrent tous en poussière. En vous en retournant, quand vous n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, votre père vous donna un morceau de pain en vous disant : « Tiens, mon petit, mange encore du pain cette année, car je ne sais pas qui va en manger l’an qui vient si le blé continue comme ça ».

- Ah ! Oui, Madame. Je m’en rappelle à présent. Je ne m’en rappelais pas tout à l’heure.

Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ! Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple ! »


Toute la clarté dont Elle était formée et qui les enveloppait tous les trois, venait d’un grand Crucifix qu’elle portait sur sa poitrine, entouré d’un marteau et de tenailles.
Elle portait sur ses épaules une lourde chaîne et, à côté, des roses. Sa tête, sa taille et ses pieds étaient entourés de roses.

Puis la «Belle Dame» gravit un raidillon et disparut dans la lumière.

Le soir, ils en parlèrent à leur maîtres. La maîtresse de Mélanie se dit qu’ils avaient dû voir la Sainte Vierge et leur demanda de tout aller raconter au Curé de la Salette.


Le lendemain, un dimanche matin, ils racontèrent tout au curé. Celui-ci pleura d’émotion, prit des notes, et à nouveau en larmes parla de l'événement à la messe.

Quelques jours après l'apparition, Maximin précisera à son père que la belle Dame avait parlé de lui en évoquant son propos de l'an passé. Stupéfait de constater que cet épisode de la terre du Coin ait eu un invisible témoin, puis guéri de son asthme après avoir bu le lendemain l'eau à la source qui s'était mise à couler régulièrement après l'apparition, Mr Giraud a cru à l'apparition, s'est confessé après 30 ans de vie impie, a vécu et est mort en bon chrétien.


Les secrets:


Mélanie en 1846. 14 ans
Mélanie a rédigé 2 textes du secret donné par la Vierge Marie.

- Une version brève:  En 1851, Mélanie ne voulait pas mettre le secret par écrit parce que la Sainte Vierge ne lui avait pas permis de le publier avant 1858, mais elle subit à ce moment-là de très fortes pressions de la part de l’évêque de Grenoble qui lui en fit une obligation très grave – et agita des menaces – pour qu’il soit porté au Pape : il est probable que ce qu’elle écrivit alors, tout en étant substantiellement conforme aux révélations de Notre-Dame n’était qu’un résumé de ses paroles.

- Une version longue  ( écrite en 1879) , qui semble raisonnablement  conforme aux paroles de Notre-Dame.
Hormis la différence de longueur, il n'y a pas de différence de fond entre les 2 textes.

Voici maintenant la version brève du secret reçu par Mélanie, qui n’a été rendue publique qu’en 2000. Découvert dans les archives secrètes du saint siège par l'abbé Corteville.


Mélanie:
Secret que m’a donné la Sainte Vierge sur la Montagne de La Salette le 19 septembre 1846:

« Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne :
Le temps de la colère de Dieu est arrivé !
Si, lorsque vous aurez dit aux peuples ce que je vous ai dit tout à l’heure, et ce que je vous dirai de dire encore, si, après cela, ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), en un mot, si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du démon.
Mon Fils va faire éclater sa puissance!
Paris, cette ville souillée de toutes sortes de crimes, périra infailliblement.
Marseille sera détruite en peu de temps.
Lorsque ces choses arriveront, le désordre sera complet sur la terre.
Le monde s’abandonnera à ses passions impies.
Le pape sera persécuté de toutes parts: on lui tirera dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera encore cette fois[-là].
Les prêtres et les religieuses, et les vrais serviteurs de mon Fils seront persécutés, et plusieurs mourront pour la foi de Jésus-Christ.
Une famine régnera en même temps.
Après que toutes ces choses seront arrivées, beaucoup de personnes reconnaîtront la main de Dieu sur elles, se convertiront, et feront pénitence de leurs péchés.
Un grand roi montera sur le trône, et régnera pendant quelques années.
La religion refleurira et s’étendra par toute la terre et la fertilité sera grande, le monde content de ne manquer de rien recommencera ses désordres, abandonnera Dieu, et se livrera à ses passions criminelles.
Parmi les ministres de Dieu, et les Épouses de Jésus-Christ, il y en a qui se livreront au désordre, et c’est ce qu’il y aura de [plus] terrible.
Enfin, un enfer régnera sur la terre. Ce sera alors que l’Antéchrist naîtra d’une religieuse: mais malheur à elle ! Beaucoup de personnes croiront à lui, parce qu’il se dira venu du ciel, malheur à ceux qui le croiront ! Le temps n’est pas éloigné, il ne se passera pas deux fois 50 ans.
Mon enfant, vous ne direz pas ce que je viens de vous dire. (Vous ne le direz à personne, vous ne direz pas si vous devez le dire un jour, vous ne direz pas ce que cela regarde), enfin vous ne direz plus rien jusqu’à ce que je vous dise de le dire !»

Je prie Notre Saint Père le Pape de me donner sa sainte bénédiction.

Mélanie Mathieu, bergère de La Salette
Grenoble 6 juillet 1851




Maximin Giraud, 9 ans.
Enfin voici le texte du secret que la Très Sainte Vierge a confié à  Maximin, et tel qu’il l’a mis lui-même par écrit à l’intention du Bienheureux Pie IX : 

Le 19 septembre 1846, nous avons vu une belle Dame. Nous n’avons jamais dit que cette dame fut la Sainte Vierge mais nous avons toujours dit que c’était une belle Dame.
Je ne sais pas si c’est la Sainte Vierge ou une autre personne. Moi, je crois aujourd’hui que c’est la sainte Vierge.
Voila ce que cette Dame m’a dit:

« Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire arrivera plus tôt, s’il change un peu, ce sera un peu plus tard.
La France a corrompu l’univers, un jour elle sera punie.
La foi s’éteindra dans la France : trois parties de la France ne pratiqueront plus de religion, ou presque plus, l’autre la pratiquera sans bien la pratiquer.
Puis, après [cela], les nations se convertiront, la foi se rallumera partout.
Une grande contrée dans le nord de l’Europe, aujourd’hui protestante, se convertira : par l’appui de cette contrée toutes les autres contrées du monde se convertiront.
Avant que tout cela arrive, de grands troubles arriveront, dans l’Eglise et partout.
Puis, après [cela], notre Saint-Père le Pape sera persécuté.
Son successeur sera un pontife que personne n’attend.
Puis, après [cela], une grande paix arrivera, mais elle ne durera pas longtemps. Un monstre viendra la troubler.
Tout ce que je vous dis là arrivera dans l’autre siècle, [au] plus tard aux deux mille ans. » 

Maximin Giraud
(Elle [m'] a dit de le dire quelque temps avant).
Mon très Saint Père, votre sainte bénédiction à une de vos brebis,

Grenoble, le 3 juillet 1851.




Ces apparitions seront reconnues officiellement par l'Eglise en 1851. Depuis, des milliers de pèlerins se rendent dans ce haut lieu spirituel. Cette année, le sanctuaire fête ce jour 19 septembre l'entrée dans la 170 ème année des apparitions. 


Si en leur temps le message et les secrets de la Salette ont fait couler beaucoup d'encre, aujourd'hui le message semble être tombé un peu aux oubliettes. Et pourtant il semble plus que jamais d'actualité. 

La souffrance de la Vierge, c’est de voir que ses enfants ne vont pas à la lumière. Ses larmes manifestent à quel point Dieu nous aime : le Christ veut nous offrir le bonheur et nous le cherchons ailleurs ! 

À l'époque de Mélanie et de Maximin, les agriculteurs de la région travaillent quatorze heures par jour, sept jours sur sept. Le travail prend toute la place, les hommes ne s’en remettent plus à Dieu. Les paroles et les larmes de Marie provoquent alors chez un grand nombre d’entre eux une conversion immédiate : ils cessent de travailler le dimanche et recommencent à prier chaque jour. La Vierge est venue rappeler aux hommes l’essentiel, c’est un appel à la conversion qui reste évidemment très actuel.
Quelle place pour Dieu dans nos vie d'aujourd'hui?

Le message de la Salette est un message pour notre temps !
Se détourner de nos racines spirituelles et culturelles nous entraîne dans le chaos. 

Reine du Ciel et de la Terre, Marie notre Sainte Mère, veillez sur notre pays, la France et relevez-nous, aidez-nous à grandir dans la foi, afin que nous restions fidèles aux commandements du Seigneur et ouverts à sa Grâce !




Vue du Sanctuaire de Notre-Dame de la Salette (1800 m d'altitude)



"Découverte du secret de la Salette" de l'Abbé de Corteville. Fayard.
Pour en savoir un peu plus sur Mélanie voir ICI
Pour en savoir un peu plus sur Maximin voir ICI