Pourquoi AUX 2 TABLES? parce que l'homme ne vit pas que de pain....

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 Bienvenue sur mon blog "AUX 2 TABLES", où nourritures terrestres et nourritures célestes se côtoient. Sentez-vous libre de grignoter, goûter, déguster l'une ou l'autre selon votre appétit...

lundi 24 août 2015

Aubergines à la bolognaise.

… Ou comment utiliser du steak haché autrement…

Pour 2/3 personnes.
2 steaks hachés
2 aubergines
1/2 poivron rouge
1 oignon
350 g de sauce tomates
un peu d'ail en poudre
1 bouillon-cube de bœuf
Poivre, un peu  d'huile

 
Détailler les steaks hachés dans une poêle anti-adhésive.

Lorsque la viande commence à être cuite, la mettre à part.

Couper les aubergines en 4 puis en morceaux. Les faire revenir dans la même poêle avec un peu d'huile (d'olive ou autre), à feu vif.


Lorsqu'elles commencent à colorer et accrocher, les mettre à part avec le steak.


Faire revenir les oignons et poivrons émincés.


Lorsqu'ils commencent à fondre, rajouter les aubergines et la viande, ainsi que la purée de tomates.


Faire dissoudre le bouillon-cube et saupoudrer d'ail et de poivre. Inutile de mettre du sel, le bouillon de bœuf suffit à saler le plat.
Bien mélanger et laisser cuire encore une dizaine de minutes.


samedi 22 août 2015

Réjouie-toi, Marie, Reine du ciel et de la terre!




Il n'y a pas  de références scripturaires directes pour cet épisode du couronnement de la Vierge Marie qui est intimement lié à l’Assomption.
Elle en est le complément " apocalyptique ". Marie, couronnée dans le ciel, est figure du Royaume par anticipation, espérance de divinisation pour tous les hommes.

Sa souveraineté est attestée en Orient comme en Occident. Elle est le signe de son accomplissement, auquel chacun est appelé : n'est-on pas déjà nommé à notre baptême, prêtre, prophète et roi ? 
Je laisse la parole au Pape Émérite Benoit XVI qui dans une audience du 22 août 2012 nous explique très bien ce qu’est la royauté de Marie.

“…Mais maintenant, nous pouvons nous demander : que veut dire l’expression Marie Reine ?

Est-ce seulement un titre, lié à d’autres, et la couronne un ornement comme un autre ? Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cette royauté ? Comme nous l’avons déjà indiqué, c’est une conséquence de son union à son Fils, de son existence au ciel, c’est-à-dire en communion avec Dieu ; elle participe à la responsabilité de Dieu pour le monde, à l’amour de Dieu pour le monde. 


On se fait une idée ordinaire, commune, du roi ou de la reine : ce serait une personne de pouvoir, de richesse. Mais ce n’est pas le style de royauté de Jésus et de Marie. 
Pensons au Seigneur : la royauté et la manière d’être roi de Jésus est tissée d’humilité, de service, d’amour : c’est surtout servir, aider, aimer. 
Rappelons-nous que Jésus a été proclamé roi sur la croix par cette inscription écrite par Pilate : « Roi des Juifs » (cf. Mc 15, 26). 
A ce moment-là, sur la croix, il montre qu’il est roi ; et comment est-il roi ? En souffrant avec nous, pour nous, en nous aimant jusqu’au bout, et c’est ainsi qu’il gouverne et qu’il crée la vérité, l’amour, la justice. 

Ou bien pensons encore à un autre moment : lors de la dernière Cène, il se penche pour laver les pieds de ses amis. La royauté de Jésus n’a donc rien à voir avec celle des puissants de la terre. C’est un roi qui sert ses serviteurs ; c’est ce qu’il a démontré par toute sa vie. 

Et la même chose vaut aussi pour Marie : elle est reine dans son service rendu à Dieu pour l’humanité, elle est reine de l’amour dont elle vit le don de soi à Dieu pour entrer dans le dessein de salut de l’homme. 
A l’ange, elle répond : Me voici, je suis la servante du Seigneur (cf Lc 1, 38) et dans le Magnificat, elle chante : Dieu a regardé l’humilité de sa servante (cf Lc 1, 48). 

Elle nous aide. C’est justement en nous aimant qu’elle est reine, en nous aidant dans toutes nos nécessités ; elle est notre sœur, humble servante.


Et nous voici arrivés au point central : comment Marie exerce-t-elle cette royauté de service et d’amour ? En veillant sur nous, ses enfants : des enfants qui s’adressent à elle dans la prière, pour la remercier ou pour lui demander sa protection maternelle et son aide céleste, après s’être peut-être trompés de route, oppressés par la douleur ou par l’angoisse due aux tristes vicissitudes qui perturbent la vie. 

Dans la sérénité ou dans l’obscurité de nos existences, nous nous adressons à Marie, confiants dans son intercession continuelle pour qu’elle puisse nous obtenir de son Fils toutes les grâces et la miséricorde nécessaires à notre pèlerinage sur les routes du monde. 
Gentile Da Fabrinano (1422-1425) Coll.privée. Paris

A celui qui gouverne le monde et qui tient entre ses mains le destin de l’univers, nous nous adressons, confiants, par l’intermédiaire de la Vierge Marie. Depuis des siècles, elle est invoquée comme Reine des cieux ; huit fois, après la prière du rosaire, elle est implorée dans les litanies de la Sainte Vierge comme Reine des anges, des patriarches, des prophètes, des apôtres, des martyrs, des confesseurs, des vierges, de tous les saints et des familles. 

Le rythme de ces invocations anciennes et des prières quotidiennes comme le Salve Regina, nous aide à comprendre que la Sainte Vierge, notre Mère qui est à côté de son Fils Jésus dans la gloire du ciel, est toujours avec nous, dans le déroulement quotidien de notre vie.

Le titre de reine est donc un titre de confiance, de joie, d’amour. Et nous savons que celle qui a entre ses mains le sort du monde est bonne, qu’elle nous aime et nous aide dans nos difficultés.

Chers amis, la dévotion à la Vierge Marie est un élément important de la vie spirituelle. Dans notre prière, n’oublions pas de nous adresser à elle avec confiance. 

Marie ne manquera pas d’intercéder pour nous auprès de son Fils. En la regardant, imitons sa foi, sa disponibilité totale au projet d’amour de Dieu, son accueil généreux de Jésus. 


Apprenons de Marie à vivre. Marie est la Reine du ciel, proche de Dieu, mais elle est aussi notre mère, proche de chacun de nous, qui nous aime et écoute notre voix.……….

………… en ce jour où la liturgie fait mémoire de la Vierge Marie, invoquée sous son titre de Reine, je vous invite à faire de la dévotion envers elle un élément important de votre vie spirituelle. Adressez-vous à elle avec confiance !
Imitez sa foi et sa générosité pour accueillir Jésus dans votre vie ! Elle est la Reine du ciel, proche de Dieu, mais elle est aussi la mère qui est proche de chacun et de chacune de nous, qui nous aime et qui nous écoute.”




https://www.youtube.com/watch?v=xCwWz4sHU4Y



lundi 17 août 2015

Rêve d’Orient



Lorsqu’il y a quelques années j’ai découvert  l’agar-agar, j’ai cherché tout naturellement des recettes pour l’utiliser. C’est Cléa qui m’a tout appris sur cette petite poudre magique avec entre autre son livre “Agar-agar, secret minceur des Japonaises”

Pour l’entremet:

80 gr de purée d'amandes blanche
3 c à s de sirop d’agave
200 ml de lait d’amande  (ou de riz)

200 gr d’eau
2 gr d'agar agar


Pour le sirop:


2 c à s de sirop d’agave
1 c 1/2 à soupe d'eau de fleur d'oranger

Avec Thermomix:
Dans le bol du TM Mettre la purée d’amande, le lait , l’eau et les 2 gr d’agar-agar.
Cuire 8mn/100°/Vit3,5

A la sonnerie mettre le sirop d’agave, mélanger 1mn/Vit3

Verser dans les moules silicone, ramequins ou verrines. (pour les ramequins et verrines, si on a l’intention de démouler sur des assiettes, il faut les remplir d’eau et les vider juste au moment de verser la préparation aux amandes).

Laisser prendre au réfrigérateur 1 à 2 heures minimum.

Au moment du service, préparer le sirop dans un petit bol avec le sirop d’agave et l’eau de fleur d’oranger. Servir les entremets soit dans les verrines soit en présentation sur assiettes avec le sirop parfumé.




Sans Thermomix:

Dans une casserole à fond épais, porter à ébullition le lait + l’eau + l’agar-agar, laisser frémir 30s.
Verser doucement sur la purée d’amandes + le sirop d'agave en mélangeant bien. Verser dans des moules silicone,  ramequins ou verrines. (pour les ramequins et verrines si on a l’intention de démouler sur des assiettes, il faut les remplir d’eau et les vider juste au moment de verser la préparation aux amandes) , laisser refroidir et réfrigérer 1 à 2 h minimum .

Au moment du service, passer la lame d’un couteau pointu le long de la paroi du ramequin et démouler sur une assiette. Dans un petit bol mélanger 2 c à s de sirop d’agave avec l’eau de fleur d’oranger et verser sur les entremets.

Remarques:
- Personnellement je remplace l’eau par du lait d’amande ( je trouve ainsi l’entremet plus onctueux) mais avec du lait de riz +eau vous aurez une version très light.

- Je réduis également un peu la quantité de sirop d’agave dans l’entremet à 1 ou 2 cuillères à soupe. A chacun de voir…

- J’ajoute le sirop d’agave en dernier car il ne supporte pas trop la cuisson.

- Surtout ne pas oublier le sirop à la fleur d’oranger, c’est ce qui fait tout le charme de ce dessert!
- Si vous n'avez pas d'eau de fleur d'oranger, remplacer par 1 goutte d'huile essentielle de Petit grain bigarade. Essayer aussi l'eau de rose.

C'est quoi un entremet?

C'est un plat sucré, chaud ou froid, que l'on sert entre le fromage et les fruits ou comme dessert.

Les entremets chauds : crèmes, soufflés, puddings soufflés, crêpes, croûtes, omelettes sucrées, beignets, charlottes, fruits cuits
Les entremets froids : crèmes, flans, bavarois, charlottes, puddings, gelées
Les entremets glacés : glaces, coupes, parfaits, mousses, biscuits glacés, bombes glacées, soufflés glacés, sorbets.

samedi 15 août 2015

Marie qui fait tomber les murs!

 


Filippino Lippi (1457–1504) : l’Assomption de la Vierge. Détail. Entre 1489 et 1491. Fresque. Rome, église Santa Maria sopra Minerva.


Le 15 août, l’Église Catholique célèbre l’Assomption de la Vierge, manifestant que Marie, au terme de sa vie terrestre a été élevée à la gloire du ciel.

Cet événement extraordinaire nous révèle de façon éclatante la destination divine de toute existence, sa promesse de glorification.

Tout chrétien, à l’image de Marie, connaîtra son assomption, quand tout notre être, corps et âme, sera assumé en Dieu.

Cette année cette fête a pris un sens particulier. En effet sous l’impulsion de plusieurs laïcs très motivés, soutenue et encouragée par de nombreux évêques,  depuis le 15 novembre 2014 jusqu’à aujourd’hui 15 août 2015, une neuvaine de 9 mois de prière pour la France s’achève en ce jour.

La neuvaine est une pratique de prière très ancienne de l’Eglise dont le modèle est le temps vécu dans la prière par les Apôtres et la Vierge Marie entre l’Ascension et la Pentecôte.

La Sainte Vierge a de nombreuses fois fait preuve de sollicitude pour la France. (Replongeons nous dans l’histoire des apparitions de Pontmain, de l’Ile Bouchard, pour ne citer que celles-ci)

Aujourd’hui, nous la sollicitons collectivement pour lui demander de nous prendre dans ses bras, de nous donner d’entendre la Parole de Dieu, le courage d’être fidèle au Seigneur. 
D’avoir la persévérance de Le suivre, recevoir le don de la charité, l’amour de la vérité et l’espérance de sa gloire.

Alors que notre pays est secoué par tant de lois contraire à la vie, à la défense du plus faible et à la justice, nous prions la Vierge Marie pour que notre France, profondément catholique en ces racines, continue à éclairer et guider à la lumière de l’évangile, tous ceux qui sont en quête de sens.


A la prière pour notre pays c’est ajouté la prière pour nos frères martyrs d’Orient, grâce à l’initiative de Monseigneur Barbarin, primat des Gaules.

Depuis plus d’un an de Mossoul à Qaraqosh, les cloches se sont tues dans la plaine de Ninive, et les chrétiens ont été chassés sur les routes d'Irak. En signe de solidarité avec leurs frères d'Orient, des catholiques ont proposé de faire sonner à toute volée les cloches des églises françaises ce 15 Août. L'appel a été lancé début juillet par une laïque de Toulouse, Anne de Ladoucette. «Il n'était pas normal que la France, fille aînée de l'Église, n'ait pas manifesté de manière massive et populaire son soutien aux chrétiens d'Orient», explique-t-elle dans Famille chrétienne.


L’appel a été entendu!

Nous ne vous oublions pas ! En ce 15 août, 73 diocèses, 23 abbayes et sanctuaires, 26 diocèses dans 13 pays étrangers sur 3 continents font résonner les cloches pour transmettre un même message d'espoir aux chrétiens d'Orient ayant fui devant le groupe État islamique. 

Nous ne vous oublions pas et prions très fort pour que vous retrouviez très vite la liberté religieuse et la joie de vivre dans vos pays en toute sécurité!

Nous pouvons continuer à faire nôtre, cette prière à "Marie qui fait tomber les murs".

"Les murs qui doivent tomber sont très vastes : ceux qui séparent les nations et les peuples qui entre-tuent, mais aussi ceux qui divisent les communautés entre elles, y compris en France." (Monseigneur Cattenoz)



Très sainte Mère de Dieu,
nous t’invoquons comme Mère de l’Église,
Mère de tous les chrétiens souffrants.
Nous te supplions, par ton ardente intercession,
de faire tomber ce mur, les murs de nos cœurs,
et tous les murs qui génèrent haine, violence, peur et indifférence,
entre les hommes et entre les peuples.
Toi qui par ton Fiat as écrasé l’antique serpent,
rassemble-nous et unis-nous sous ton manteau virginal,
protège-nous de tout mal, et ouvre à jamais dans nos vies
la porte de l’espérance.
Fais naître en nous et en ce monde, la civilisation de l’amour
jaillie de la croix et de la résurrection de ton divin Fils,
Jésus-Christ, notre Sauveur, qui vit et règne dans les siècles des siècles.
Amen.

Bonne fête de l’Assomption à tous!














lundi 10 août 2015

Sauce Diane.



Vorwerk a édité il y a quelques temps un petit livret sur les sauces pour le Thermomix bien pratique. La sauce Diane en fait partie.


Chaque livre de cuisine Thermomix contient également beaucoup  de sauces qui font parties intégrantes de recettes très diverses, sucrées ou salées. Il est souvent difficile de les retrouver quand on veut accompagner une viande, un poisson, des légumes, voir des fruits!. C’est pourquoi j’ai pensé les extraire et les regrouper dans l’index coin cuisine, rubrique:  “basiques, sauces”


Surveillez l’index, je compte bien augmenter la collection!



Pour 6 portions (250 gr environ)
Les proportions se divisent aisément pour 2/3 portions, même temps de cuisson.


15 gr d’huile
15 gr de cognac
1 gousse d’ail
2 c à s de moutarde
1 c à s de sauce Worcestershire
300 gr de crème fraiche (light) ou soja
Sel, poivre à discrétion.


Convient pour accompagner des pavés de biche, des tournedos ou des escalopes de veau.


Peser le Cognac dans le gobelet doseur et réserver.

Mettre l’ail dans le bol, hâcher 5sec/Vit5

Ajouter la sauce Worcestershire, la moutarde, la crème, le sel et le poivre. Chauffer 10mn/90°/Vit2, sans le gobelet.

Lorsque votre viande est cuite, réserver la viande, déglacer les sucs de viande avec le Cognac. Verser dans la sauce. Cuire 2mn/90°/Vit2. Servir sur la viande avec les légumes accompagnants.

samedi 8 août 2015

Une Lumière dans Nagasaki.

(Image fournie par l'armée américaine)
En ces jours, nous commémorons le 70ème anniversaire de l’explosion des bombes de Hiroshima (6 août 1945) et de Nagasaki (9 août 1945). 

Suite à reportage télévisé sur la question, je cherchais des informations complémentaires sur ces bien tristes événements qui terrifièrent la planète entière. C'est alors que je suis tombée sur cette bouleversante histoire du Dr Paul-Takashi Nagaï.


Si vous voulez bien me suivre jusqu’au Japon, je vous emmène découvrir  Urakami un quartier nord de la ville de Nagasaki. Là ou une lumière terrible a semé la mort et la désolation, une autre Lumière portée par un homme au destin extraordinaire  a donner sens et consolation aux survivant de ce que j’appellerai un holocauste. 


Parents de Takashi.
Takashi Nagaï est né le 3 février 1908, à Isumo près d'Hiroshima, dans une famille de cinq enfants, de religion shintoïste. Son père, son grand-père sont médecins.


En avril 1928, il entre à l'Université de médecine de Nagasaki. C'est au cours de ces études qu'il entreprend le voyage spirituel le menant du shintoïsme à l'athéisme, puis au catholicisme. L'université se situe à 500 mètres de la cathédrale mais il a foi en l'homme, aux valeurs patriotiques, scientifiques et culturelles. Il appartient à un groupe de poètes et à l'équipe universitaire de basket-ball.


En 1930, une lettre de son père lui annonce la maladie de sa mère: victime d'une hémorragie cérébrale, elle est consciente mais ne parle plus. Il se rend à son chevet. Elle le regarde intensément dans les yeux et meurt peu après (29 mars). Takashi en reste bouleversé et croit désormais en l'existence de l'âme; sa mère lui reste présente.

Un de ses professeurs parle du philosophe et scientifique Blaise Pascal,  Il entreprend alors la lecture des "Pensées", quelques phrases parmi d’autres le frappent : « L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant.» Pascal explique que nous rencontrons Dieu par la foi et dans la prière. « Même si vous ne pouvez encore croire, dit-il, ne négligez pas la prière ni l'assistance à la Messe.»

Takashi qui a une grande admiration pour Pascal, ne peut pas imaginer une seconde que celui-ci se trompe et puisse le tromper. Petit à petit il se met à réfléchir sur le sens de la vie humaine et décide de chercher une famille catholique qui accepte de le prendre comme pensionnaire pendant ses études. Cela lui donnera des occasions de connaître le catholicisme et la prière chrétienne.

Il arrive donc dans la famille des Moriyama.

Sadakichi Moriyama vit avec son épouse. Leur fille unique, Midori, est institutrice dans une ville voisine. Takashi apprend que la construction de la cathédrale d'Urakami  (quartier nord de Nagasaki) a été financée par les pauvres paysans et pêcheurs chrétiens japonais.
Cathédrale de Nagasaki avant 1945.


En 1932, il réussit ses premiers examens. (Il terminera son doctorat en 1944)  Mais une maladie de l'oreille droite  l'afflige et le rend partiellement sourd. Il ne peut pas pratiquer la médecine et accepte de s'orienter dans la recherche en radiologie. Cette science comporte des risques liés aux radiations et il en est conscient.
Midori Moriyama

La nuit du 24 décembre, Midori Moriyama l'invite à participer à la messe de minuit. D’abord hésitant il finit par se surprendre à dire oui! Dans la cathédrale archi-comble, Takashi est bouleversé par ces gens en prière, leurs chants, leur foi et le sermon. Il racontera: "j'ai senti Quelqu'un proche de moi que je ne connaissais pas encore."

La nuit suivante, Midori est frappée par une crise d'appendicite aigüe. Takashi fait un rapide diagnostic, prévient le chirurgien de l'hôpital et emporte Midori dans ses bras, sous la neige. L'opération est réussie; Midori est saine et sauve.  En reconnaissance, celle-ci va tout mettre en œuvre pour la conversion de son sauveteur.

Takashi militaire.
En janvier 1933, Takashi est mobilisé dans l'armée japonaise et il part combattre les Chinois en Mandchourie. Dans un colis que Midori lui envoie, se trouve un petit catéchisme qu'il lit avec intérêt. Au bout d'un an, il revient au pays, presque désespéré par la prise de conscience des désordres de sa vie et le souvenir des affreux spectacles de la guerre. Il se rend à la cathédrale de Nagasaki et y rencontre un prêtre japonais qui le reçoit longuement.
Catéchisme envoyé par Midori

 
 Conforté, Takashi  reprend son travail de radiologie et se met à étudier la Bible, la liturgie, la prière des catholiques. Mais les exigences morales de l'Évangile et la nécessité de se séparer des attaches religieuses shintoïstes de sa famille font encore obstacle à sa conversion.
 
 
Un jour, au milieu de ses doutes, il reprend les "Pensées" de Pascal et tombe sur une phrase qui attire son attention: «Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire». Soudain, tout se clarifie pour lui. Il prend sa décision et demande le baptême, qu'il reçoit en juin 1934. Il choisit le nom de Paul, en souvenir de saint Paul Miki, martyr japonais crucifié à Nagasaki en 1597.
 
 
Deux mois plus tard, il épouse Midori. Auparavant, il a voulu faire connaître à celle-ci les risques importants auxquels l'expose son métier. En effet, les radiologues de l'époque n'avaient pas les moyens de se protéger suffisamment contre les rayons X. Midori a compris le danger pour la vie de Takashi, mais elle entre dans ses vues et partage son idéal de "pionnier", pour sauver des vies humaines.
 
 
Midori est présidente de l'association des femmes du quartier d'Urakami. Takashi devient membre de la société Saint Vincent de Paul, découvre son fondateur: Frédéric Ozanam et ses écrits. Il visite les malades et les plus pauvres auxquels il apporte aide, réconfort et soutien alimentaire. De leur union naissent quatre enfants : 
un garçon, Makoto (3 avril 1935 - 4 avril 2001) et trois filles:
Ikuko (7 juillet 1937 - 1939), 
Sasano qui meurt peu après sa naissance et 
Kayano (18 août 1941 - 2 février 2008). 

Takashi reçoit le sacrement de la confirmation en décembre 1934.
 
 
À nouveau mobilisé, de juin 1937 à mars 1940, il participe comme médecin à la guerre sino-japonaise. Il sera bien plus qu’un médecin! Il sera  apôtre de la charité envers le prochain. Il écrit: «La tâche du médecin est de souffrir et de se réjouir avec ses patients, de s'ingénier à diminuer les souffrances comme si elles étaient les siennes mêmes. Il faut sympathiser avec leurs douleurs. Toutefois, en fin de compte, ce n'est pas le médecin qui guérit le malade, mais le bon plaisir de Dieu. Une fois que l'on a compris cela, le diagnostic médical engendre la prière».
 
 
 À son retour au Japon, les demandes de radiographies se multiplient. Bientôt, Takashi remarque sur ses mains des traces inquiétantes; il est, de plus, souvent épuisé. Il note dans son journal que parfois, quand il se sent complètement éteint, il ferme sa porte et va s'asseoir devant la statue de Marie dans son bureau. Il récite le chapelet et peu à peu retrouve la paix intérieure.
 
 
 
Le 8 décembre 1941, Le Japon déclare la guerre aux États-Unis. Le professeur Nagaï est pris d’un sombre pressentiment: sa ville pourrait être détruite au cours de cette guerre.
 
 
Un de ses collègue s’inquiète de son état de santé et l’oblige a passer pour lui les radios qu’il ne cesse de faire passer aux autres. 
En Juin 1945, le verdict tombe: Leucémie chronique. Durée de vie: trois ans! Cette maladie est probablement due aux expositions aux rayons X subies lors des examens radiologiques pratiqués par observation directe, les films n'étant plus disponibles pendant cette période de guerre.
 
 
 
Il murmure: «Seigneur, je ne suis qu'un serviteur inutile. Protégez Midori et nos deux enfants. Qu'il me soit fait selon votre volonté». Rentré chez lui avec cette affreuse nouvelle, il en parle avec son épouse et Makoto son fils ainé. Dans  leur foi en Dieu, ils restent unis pour vivre ensemble cette épreuve.
 
 
 

Au soir du 6 août 1945, le docteur Nagaï apprend qu’une bombe atomique a été lancée par les Américains sur Hiroshima. Avec Midori, il décide d’éloigner leurs enfants à 6 kilomètres, dans la campagne, à Matsuyama, accompagnés de la mère de Midori. 

Au matin du 8 août, sous le regard souriant de Midori, Takashi part pour son travail et une nuit de garde à l’hôpital. Ayant oublié son o-bento, (son repas) il revient chez lui, à l’improviste, et surprend Midori à genoux la face contre terre qui pleurait comme une enfant. Il comprend que devant lui Midori lui avait caché son émotion, sa douleur, pour ne pas le faire souffrir. Restée seule, elle ouvrait son cœur à Dieu et cherchait ses consolations. 
Takashi s'écria "Que tu es grande Midori, je ne méritais pas une femme comme toi!" 
Et Midori essuyant ses larmes redevint sereine. Elle répondit: "Paul, (elle nomme souvent par son nom de baptême) moi non plus je ne méritais pas un homme comme toi!" 

Ils se disent “au revoir”; ce sera un “adieu”…
 

Image Wikipédia.
Le 9 août 1945, à 11 heures 02, un éclair aveuglant. La deuxième bombe atomique lancée par les Américains sur le Japon frappe Urakami, le quartier nord de Nagasaki: température 9 000°au cœur de l’explosion,  70 000 morts estimés, plus de 100 000 blessés. Les blessures et les maladies induites notamment par la radioactivité ont fait de nombreux morts longtemps après cette date.
Horloge de la ville  stoppée le jour de la catastrophe.
(Musée de la bombe atomique Nagasaki)

 
Collège universitaire de Nagasaki après l'explosion.
À cet instant, le docteur Nagaï travaille dans le service de radiologie de l'hôpital universitaire de Nagasaki. Il reçoit une sérieuse blessure qui touche son artère temporale droite, mais il se joint au reste du personnel médical survivant pour se consacrer à soigner les victimes. Plus tard, il rédigera un rapport médical de 100 pages au sujet de ses observations.
 
 
 Le 10 août se passe à soigner les blessés.


Vue de la ville: toutes les maisons traditionnelles ont disparues.
(Photo US Gouv.)
Près du point d'impact, photo prise le  16/07/45. En arrière plan les reste du dortoir
de l'usine Mitsubishi.
(Provided by the U.S. National Archives and Records Administration)

Nagasaki avant et après la bombe.
(Image Wikipédia)

Le 11, le travail se fait un peu moins pressant, et Takashi part à la recherche de Midori, restée à la maison alors que les enfants et leur grand-mère sont en sûreté dans la montagne, depuis le 7 août. Il retrouve difficilement l'emplacement de son habitation dans une zone de tuiles et de cendres. Soudain, il découvre les restes carbonisés de son épouse. À genoux, il prie et pleure. Quelque chose brille faiblement dans la poudre des os de la main droite: la chaîne de son rosaire et sa petite croix !
Conservé au Musée de la bombe atomique Nagasaki.
Stèle dédiée au Dr Paul-Takashi Nagaï.


Il incline la tête: "Mon Dieu, je vous remercie de lui avoir permis de mourir en priant. Marie, mère des douleurs, merci de l'avoir accompagnée à l'heure de la mort. Étrange destinée: j'avais tant cru que ce serait Midori qui me conduirait au tombeau.  Maintenant ses pauvres restes reposent dans mes bras, la voix de Midori semble murmurer: pardonne, pardonne". Il ne put trouvé qu’un seau rongé par le feu pour conduire ses restes au cimetière en les serrant sur son cœur!
 
 
 
Le pardon de Takashi sera parfait. Il aimera à porter les chrétiens découragés par la perte de leur famille, à considérer la bombe A comme faisant partie de la providence de Dieu, qui tire toujours le bien du mal.
 
 
 

Le 15 août 1945, à midi, la radio transmet un message de l'Empereur annonçant la capitulation du Japon. 


le 8 septembre, Nagaï est mourant. Les radiations de la bombe A ont aggravé son mal. Il reçoit les derniers sacrements et dit: «Je meurs content», puis il tombe dans un demi-coma. On lui apporte de l'eau de la grotte de Lourdes construite non loin de là par le Père Maximilien Kolbe.

«J'entendis, écrira-t-il, une voix qui me disait de demander au Père Maximilien Kolbe de prier pour moi. Je le fis. Puis, je m'adressai au Christ et lui dis: "Seigneur, je me remets entre tes mains divines"». Le lendemain matin, Takashi est hors de danger et il attribue au Père Kolbe (aujourd'hui canonisé) la rémission de six ans que lui laisse sa maladie.
 
 
 

Nyokodo maison de la famille Nagaï
Il se réinstalle dans le quartier d'Urakami (celui de l'hypocentre de la bombe) le 15 octobre 1945. Il fait construire une petite hutte faite avec des morceaux de sa vieille maison. Dénommée Nyokodo (Aimez les autres comme vous, d'après les paroles de Jésus «Tu aimeras ton prochain comme toi-même"), il y demeure avec ses deux enfants rescapés (Makoto et Kayano), sa belle-mère et deux autres parents. Cette hutte mesure un peu plus de six tatami, construite pour lui en 1947 par un charpentier lié à la famille Moriyama.  Dans ce petit refuge aux allures d'ermitage, il passe ses dernières années dans la prière et la contemplation.
 
 
 
Durant 6 mois, il observe le deuil de Midori et se laisse pousser la barbe et les cheveux. Le 23 novembre 1945, une messe est célébrée, devant les ruines de la cathédrale, pour les victimes de la bombe. Takashi y donne un discours empli de foi, comparant les victimes à une offrande sacrée pour obtenir la paix. Il commence à écrire aussi bien des rapports médicaux (Atomic Illness and Atomic Medicine) que des essais qui seront traduits en plusieurs langues: Les Cloches de Nagasaki (Nagasaki no Kane), terminé le 9 août 1946, est le plus célèbre — un film japonais du même nom en a été tiré, peu après sa mort.
 

Cathédrale de Nagasaki après l'explosion.

 
En juillet 1946, il s’effondre sur le quai de la gare. Devenu invalide, il vit désormais alité et se consacre à l’écriture.
 
 
Takashi Nagaï et ses 2 jeunes enfants.
En 1948, il utilise les 50 000 yens versés par Kyushu Times pour planter 1 000 plants de cerisiers de trois ans dans le quartier d'Urakami afin de transformer cette terre dévastée en Colline en Fleurs. Même si certains ont été remplacés, ces cerisiers sont toujours appelés Nagaï Senbonzakura (les 1 000 cerisiers de Nagaï) et leurs fleurs décorent les maisons d'Urakami au printemps.
 
 
 
Le 3 décembre 1949, il est fait citoyen d'honneur de la ville de Nagasaki, malgré des protestations dues à sa foi catholique. Il reçoit la visite d'Helen Keller. Il est aussi visité en 1949 par l'empereur Shōwa (Hirohito) et par le cardinal Gilroy, émissaire du pape.
 
 
Le 1er mai 1951, il demande qu’on le transporte à l’université. Il succombe peu après son arrivée: il est 21h30. Il décède à 43 ans avec ces dernières paroles: 
" Jésus, Marie, Joseph" puis "entre vos mains, je remets mon esprit"
Prenant le crucifix de famille des mains de son fils, il cria d'une voix forte dont on ne l'aurait pas cru capable:
"Inotte Kudassai!" ce qui veut dire: "Priez, s'il vous plait!" 
 
 
Le 3 mai, 20 000 personnes assistent à ses obsèques devant la cathédrale. La ville de Nagasaki observe une minute de silence au moment où sonnent les cloches de tous les édifices religieux. 
Le 14 mai, une cérémonie officielle a lieu en mémoire du docteur Nagaï puis ses restes sont inhumés au cimetière international Sakamoto.
 
Sépulture de Takashi.
Ces mots "Je suis un serviteur inutile" sont gravés.

Au moment de sa mort, il laisse derrière lui une volumineuse production d'essais, de mémoires, de dessins et de calligraphies sur divers thèmes, comprenant Dieu, la guerre, la mort, la médecine et la situation des orphelins. Ces textes ont été appréciés par un grand nombre de lecteurs, au cours de l'occupation américaine du Japon (1945-1952). Ce sont comme des chroniques spirituelles de l'expérience de la bombe atomique.
Paul-Takashi NagaÏ aura été toute sa vie animé d'un grand amour pour les autres et jusqu'à son dernier souffle, un infatigable défenseur de la paix.
Mémorial de la Paix, à l'hypocentre de la bombe.

Le procès de béatification de Takashi est ouvert.


Sources:
Extraits poignants de “Les cloches de Nagasaki”
Wikipédia Takashi Nagaï
Abbaye de Clairval Takashi Paul Nagaï
Photos cathédrale de Nagasaki
Photos familles
Photos du film Les cloches de Nagasaki


Bibliographie: 
Paul Nagaï, Les cloches de Nagasaki, Casterman, Paris 1954 (1962).
Paul Glynn, Requiem pour Nagasaki, Biographie de Takashi Nagaï, le « Gandhi japonais », Nouvelle cité, traduit de l’anglais, Paris, 1988 (1994).
Makoto Nagaï, Le sourire des cloches de Nagasaki, Nouvelle cité, traduit du japonais, Paris, 2004.
Marie-Renée Noir, Une lumière dans Nagasaki, anthologie de textes de Takashi Nagaï choisis et commentés, Nouvelle cité, Paris, 2006.
Marie-Renée Noir, Prier 15 jours avec le docteur Nagaï (1908-1951), Le médecin japonais chrétien, victime de la bombe atomique, ardent artisan de paix, Nouvelle cité, Paris, 2008.
A lire aussi: 
Takashithérapeute

vendredi 7 août 2015

Clafoutis pour fruits à noyaux.

 Clafoutis abricots-amandes.


Ce que j’aime dans un clafoutis c’est quand il y a beaucoup de fruits!

Il m’arrive de reprocher à certains clafoutis d’avoir une pâte collante et bourrative, du style “étouffe chrétien” je suis sûr que ça vous parle un peu...! 

Je vous le promets, cela n’arrivera pas avec cette recette que j’ai trouvé sur le blog de Marie Chioca “Saines gourmandises” (Marie fait partie des cuisinières-gourmandes-bavardes-douées, pour notre plus grand plaisir!)

L’appareil reste très moelleux, léger, et donc très agréable en bouche.  Cette pâte est idéale pour tous les fruits à noyaux: abricots, pêches, cerises et toutes les variétés de prunes …

Voici la recette avec mes petits aménagements perso. Recette originale ICI
Proportions  d’un clafoutis pour 8/10 personnes.

500 gr de lait d'amande
2 c. à soupe de purée d'amande blanche
4 œufs

55 gr de farine T110 de petit épeautre
100 gr de miel d'acacia

800 gr d'abricots ou de tout autre fruit à noyau. Ne pas lésiner sur la quantité...
1 c à s de rhum
1/2 c à moka d'extrait d'amande amère pour pâtisserie
2 c à s d’amandes effilées

 
Préchauffer le four à 170°C
Clafoutis pêches.

Dénoyauter les fruits, et les recouper en deux (prunes) en quatre (abricots) ou en 8 (pêches).

Beurrer un grand moule à clafoutis, ou 6 gros ramequins, ou 4 plats à gratins individuels.  

Dans le bol du TM mettre le lait,  la purée d’amande, les œufs, la farine, le miel, le rhum, l’extrait d’amande amère, mixer 40s/Vit4

Verser dans le ou les moule(s), répartir les fruits par dessus, parsemer d’amandes effilées puis enfourner entre 30 et 50 mn selon la taille des moules. Le clafoutis est cuit quand la pâte est bien prise et commence à dorer, y compris au centre. 
Selon les fours, le temps de cuisson peut varier, il faut donc un peu surveiller.

Laisser refroidir avant de déguster.
 
Sans Thermomix suivre la même procédure en mélangent les ingrédients de la pâte à la main dans un saladier ou à l’aide d’un mixer type “pied” à soupe.

dimanche 2 août 2015

Quand Art et Foi s’embrassent.



Nous rentrons d’une session d’été à Lisieux ou les familles aiment se retrouver autour de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. 

Cette halte spirituelle est animée par la communauté des Béatitudes qui possède (entre autre) le charisme de la Joie qui est n’en doutons pas le fruit de l’Esprit-Saint! 
J’aurai très certainement l’occasion de vous montrer des photos de ce lieu magnifique qu’est la basilique de Lisieux.

Mais je souhaite en tout premier vous partager ce temps extraordinaire où lors d’une soirée festive de louange, nous avons fait connaissance de Sœur Marie Anastasia et de son talent d'artiste peintre d'art sacré.

L’art,  nous dit-elle est aussi une manière de prier, de rencontrer l’autre et le Tout Autre…

Elle a réalisé en à peine 1 heure et demi cette très belle toile tout en se laissant guider et emplir  par nos chants, nos prières. Je vous laisse découvrir les différentes  étapes de son inspiration....











Dans la bible, le peuple de Dieu est souvent représenté par une femme. Plus largement cette femme représente notre humanité, chacune de nos âmes. Nous pouvons parfois rester replié sur tout ce qui fait notre quotidien plus ou moins sombre. 




Mais nous pouvons aussi choisir de nous tourner vers la Lumière et en remplir notre vie. En cliquant sur les photos vous pouvez voir que cette âme  accueille déjà en elle la lumière, représentée par 2 touches jaune-orangée sur son front... Elle va finalement recevoir bien plus...!



Psaume 31:9
Aie pitié de moi, Éternel! car je suis dans la détresse; J'ai le visage, l'âme et le corps usés par le chagrin.


 


Cantique des Cantiques 4:10
Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée! Comme ton amour vaut mieux que le vin, Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates!



Cantique des Cantiques 5:2
J'étais endormie, mais mon cœur veillait... 
C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe: -Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit. -

N’hésitez pas à aller sur son site pour découvrir l’ensemble de ses œuvres. 
Vous pouvez retrouver l'ambiance de cette soirée (musiques, chants, prières) sur un CD produit par Maria Multi Média.